Logement: « un casse du siècle » difficile à cacher pour les élus LREM d’Occitanie

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Les acteurs du logement social ont protesté contre la casse orchestrée par le gouvernement. Ces mesures nationales auront rapidement de lourdes conséquences au niveau régional. Pendant ce temps, certains élus locaux « En Marche » tentent de s’emparer médiatiquement de la « défense des territoires ».

Le 78ème congrès sur le logement social s’est tenu à Strasbourg les 26 et 27 septembre derniers sur fond d’inquiétudes suite aux annonces régressives du gouvernement, notamment la baisse des APL et la « compensation » en demandant aux bailleurs sociaux de baisser les loyers.

Une réforme, qui n’en a que le nom, puisqu’au lieu de contribuer à développer le parc, elle va au contraire fragiliser l’équilibre financier du système de production et d’entretien de logements, dont le pays a pourtant tant besoin. Aux bas mots, ce serait déjà « plus de 685 millions d’euros de pertes de recettes », a annoncé l’Union Sociale pour l’Habitat. Concernant notre région Occitanie, « l’impact sur la production nouvelle risque d’être très significatif ainsi que sur les opérations de renouvellement urbain », nous a expliqué Marie Piqué, Vice-Présidente communiste à la Région en charge des questions de logement.

Acharnées contre les collectivités, les décisions du gouvernement auront aussi de graves conséquences quant à l’efficacité de la politique régionale sur le logement. « Je tiens à préciser que l’investissement régional en faveur du logement social risque d’être ainsi entièrement mobilisé à compenser la baisse de production et non plus à participer à un développement à hauteur des besoins », s’inquiète Mme Piqué.

Paradoxe de la situation: nombre d’élus locaux de tous bords ont d’ors et déjà commencé à s’emparer de la question pour tenter de se placer devant les médias en défenseur des territoires. Les mêmes qui pourtant n’ont pas hésité à « se mettre en marche » encore récemment, et soutenaient le programme du candidat Macron.