Occitanie, expression des communistes et apparentés en assemblée plénière

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Le conseil régional d’Occitanie, présidé par la socialiste Carole Delga, vient d’adopter son budget pour 2018. Un budget «offensif et respectueux des engagements», pour les élus communistes et apparentés de la majorité. Retour sur leurs interventions.

La première partie de la dernière assemblée plénière de l’année du conseil régional s’est tenue aujourd’hui à Montpellier. Une première partie consacrée avant tout à l’adoption du budget 2018, mais aussi à d’autres sujets tels que la culture ou l’égalité femme – homme.

«Le budget 2018 de la région Occitanie est résolument offensif, respectueux des engagements de campagne de notre liste d’union de second tour», a ainsi débuté Nicolas Cossange, conseiller régional communiste de l’Hérault, dans son intervention.

Avec un investissement en hausse et un fonctionnement «permettant d’assurer aux habitants d’Occitanie une certaine qualité de service», l’élu communiste tenait avant tout à insister que ce budget est présenté «à contre-courant des volontés politiques du gouvernement».

Face aux attaques «frontales» que représentent les coupes budgétaires aux collectivités, Nicolas Cossange a insisté sur le fait que la région est directement « impactée par la baisse de dotation», une politique générale «de remise en cause du principe de libre administration des collectivités territoriales».

Alors qu’un nombre grandissant d’habitants de la région restent malheureusement en proie à la précarité et aux inégalités, le budget voté par la majorité régionale «engage notre collectivité dans une démarche qui met l’argent public au service de la relance économique et de l’égalité des territoires», a insisté M. Cossange.

Enfin, faisant référence au caractère pluriel de la majorité régionale, il a rappelé que ce budget «permet à cette majorité de s’y inscrire, dans sa diversité, permettant d’ouvrir les combats et projets à mener pour répondre aux attentes de nos concitoyens».

Votée dans la foulée du budget, la nouvelle stratégie régionale en matière de culture a été soutenue par les communistes et apparentés, pour au moins trois raisons.

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«D’abord, parce qu’elle est issue d’une très large concertation avec les professionnels des différents secteurs concernés», a insisté Serge Regourd, conseiller régional Front de Gauche du Tarn et Garonne, dans une intervention acclamée. «Nous pensons que la fracture entre les élus et les citoyens, ne peut être corrigée que par un dialogue renoué avec les destinataires de nos politiques. Les élus ne sont jamais que les mandataires de leurs électeurs».
Il poursuit, «comme cela a été souligné, le budget de la culture est en sensible augmentation, de près de 2 millions d’euros en fonctionnement et près de 8 en investissement. Cette augmentation témoigne que même en période de pénurie des financements publics, la culture n’est pas réduite à une simple variable d’ajustement.»
Troisième raison, «parce que l’égalité d’accès à la culture et à l’égalité des territoires, est au cœur de nos valeurs».

Alors que le secteur culturel souffre, plus que d’autres, d’inégalités «flagrantes et cruelles sans réelle justification artistique», l’élu Tarn et garonnais tenait, pour finir, à rappeler l’importance d’une politique qui doit «s’attacher à les corriger dans le cadre de l’harmonisation en cours entre deux ex régions».

Dernier thème d’intervention pour les élus communistes et apparentés, l’égalité femme – homme a fait l’objet d’une prise de parole de Mylène Vesentini, conseillère régionale communiste de l’Aude.

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«Alors que les violences sexistes et sexuelles soulèvent une vague de révolte internationale et que notre région va adopter le 1er Plan d’actions régional Occitanie 2017-2021 pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes, nous ne pouvons que nous indigner contre les provocations à répétition d’un maire d’une proche commune. L’affiche fait référence à un féminoïde de juin 2017. Un homme avait ligoté sa femme, avant de la jeter sur les rails du TGV Paris-Nantes. il est intolérable qu’une affiche de ce type puisse figurer sur les murs d’une ville, je ne pense pas que les familles des 123 femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint, apprécient les violences masculines contre les femmes comme outil de communication. Ces images ont des conséquences dramatiques : en banalisant les violences, elles ancrent un peu plus dans la société et dans l’inconscient collectif que le corps des femmes n’est qu’un objet qu’on peut brutaliser.

Nous ne pouvons que nous indigner lorsque l’interrogatoire d’une plaignante par le président de la cour d’assises, au procès de Georges Tron jugée pour viols et agressions sexuelles, vire au cauchemar pour les victimes. Alors Là, c’est flagrant parce que c’est médiatisé. Mais c’est le quotidien des victimes, dès le dépôt de plainte, et cela explique que certaines renoncent à leur plainte, tellement on remet en cause la réalité de ce qu’elles ont vécues.

Nous ne pouvons que nous indigner devant les chiffres tombés aujourd’hui, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), au moins 267 000 personnes ont été victimes d’agressions sexuelles dans les transports en commun en deux ans. Mains aux fesses, baisers forcés, frottements, exhibitions. Dans les transports en commun, les agressions sexuelles sont courantes.
Alors me direz-vous quel lien avec notre 1er plan d’actions que nous allons pour certaines et certains voter ?

C’est tout d’abord ré – affirmé que l’égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental. Et qu’il ne peut y avoir égalité lorsque l’une des deux partie, en l’occurrence les femmes, subie des violences liés à leur sexe.
Face à cette actualité bien triste, notre région poursuit son engagement pour que nous puissions progresser vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Pour cela, nous ne pouvons que saluer le déploiement, sur la période 2017-2021, des 15 actions prioritaires présentées dans le rapport. Que cela soit à l’école, dans l’entreprise, dans les sphères publiques, politiques, et même juridiques, toutes les actions que la région mènera en faveur de l’égalité Homme-Femme contribueront, espérons-le, à diminuer les violences faites aux femmes».