Castelsarrasin. Mes contributions au grand débat citoyen.

Castelsarrasin a tenu ce jeudi soir son Grand Débat, un grand moment de discussion dans laquelle ont été fait un certain nombre de constats, et surtout des propositions.

Partagé entre plusieurs grands sujets, le débat a permis d’aborder les problèmes d’écologie, de transport, du travail, de la fiscalité, du logement, de la démocratie et des services publics.

Tout de suite je dois dire qu’une chose m’a frappé lors de cette soirée. Les problèmes et les difficultés qui ont été dénoncés tout au long de la soirée, ce sont ce que dénoncent nombre d’associations, de syndicats et même de politiques, notamment les communistes, depuis des années voire des décennies.

Concernant l’environnement, beaucoup a été dit concernant la voiture, le diesel et l’avenir de l’électrique, j’ai tenue à pointer que c’est tout de même une aberration qu’on veuille faire porter aux automobilistes le poids de la transition écologique, quand dans le même temps on détricote le service public ferroviaire. Le gouvernement, par le biais d’une vaste opération de sabotage interne de la direction de la SNCF, est train de détruire le fret ferroviaire, avec pour résultats toujours plus de camions sur les routes, de détruire les petites gares et lignes avec pour résultat une augmentation du nombre de voitures sur les routes.

Pour ma part, et c’est ce je tenais à dire ce soir, la seule solution d’établir une réelle égalité d’accès aux mobilités, c’est le développement d’un grand service public des mobilités, plutôt que sa dilapidation aux profits du privé.

Sur le thème du travail, j’ai pris la parole pour rappeler que là aussi les gouvernements successifs ont une responsabilité à porter. Les diverses lois « travail » qui ont été adoptées ces quelques dernières années avaient pour but de flexibiliser les salariés et rendre nos entreprises plus compétitives. En plus de cela, d’immenses cadeaux comme le CICE ont été faits aux grandes entreprises sans contrepartie. Le résultat ? Une précarisation générale des travailleurs, des difficultés qui s’accumulent et des fins de mois de plus en plus difficiles. En parallèle, les dividendes explosent chaque année pour les actionnaires !

Des propositions fortes sont remontées pour répondre à ce problème. Augmentation du SMIC, des salaires, des retraites et des minimas sociaux. Le grand patronat doit mettre la main à la poche, il n’y a pas d’autre solution.

Nous avons aussi abordé ce soir la question du logement. J’ai tenu à rappeler qu’en Occitanie 150 000 personnes sont en attente d’un logement social, 50 000 personnes arrivent dans la région chaque année. En dépit de cela, le gouvernement a fait passer l’an dernier la loi ELAN, une vaste entreprise de privatisation du logement social qui n’a eu qu’un effet, l’arrêt de la construction de nouveaux logements.

Au contraire, pour répondre aux urgences sociales et écologiques, c’est un développement massif du secteur HLM qu’il aurait fallu. Mais là aussi, Macron a fait le choix des intérêts privés au détriment de l’intérêt général.

Enfin, ma dernière prise de parole concernait le thème de la démocratie. Un sujet qui a permis de mettre sur la table des propositions fortes telles que la proportionnelles intégrale ou encore le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Par de-là ces propositions auxquelles je souscris totalement, j’ai tenu à ajouter qu’il serait important pour notre pays de reprendre le chemin de la décentralisation. Le gouvernement actuel est dans une logique de recentralisation en demandant toujours plus aux collectivités avec toujours plus de coupes budgétaires. Et pour les réfractaires, c’est le couteau sous la gorge avec la contractualisation imposée de force. Comme je l’ai pointé ce soir, c’est au contraire dans les territoires que se trouve l’avenir de notre démocratie. Les citoyens et élus locaux sont bien mieux placés que des bureaucrates parisiens pour décider de ce qui est bon pour un territoire.