Brexit, éducation… Les élus communistes s’opposent aux politiques libérales

LA REGION (2)

Le conseil régional d’Occitanie a tenu le 28 mars son assemblée plénière. A l’ordre du jour, de nombreux sujets d’actualité ont suscité des réactions fortes des élus communistes et apparentés, vents debout contre les rafales de réformes libérales déployées par le gouvernement.

Premier rapport présenté à l’assemblée, un plan d’action régional permettant de faire face aux conséquences du Brexit dans les domaines économiques, commerciaux et touristiques. Si les communistes ont voté ce plan, le président de la délégation Nicolas Cossange a tout de même pointé que “le Brexit ne doit pas être le prétexte à de nouvelles et graves régressions sociales, en Grande-Bretagne comme ailleurs”, rappelant ainsi le risque grave qui planent sur le Royaume Uni alors que la droite réactionnaire tente par tous les moyens de transformer la Grande-Bretagne en un paradis fiscal géant pour tenter de préserver les intérêts de la City”.

Sur les réformes de l’éducation et de l’apprentissage en cours de préparation par le gouvernement, Cossange en a rappelé les dangers à l’assemblée, autant pour les élèves que pour la région. “La réforme des lycées et de l’apprentissage est un système taillé sur-mesure pour la sélection sociale et le patronat”, a notamment pointé l’élu régional avant d’ajouter que “malgré une réforme dont elle ne veut pas, la Région devra sortir le chéquier, 36 millions d’euros d’investissement rien que pour renouveler les manuels scolaires”. Pour l’apprentissage, les perspectives ne sont guère meilleures avec une réforme qui “ va placer les apprentis aux mains du patronat et des lois du marché”.