Edito des Nouvelles du 3 avril: rassembler ceux qui luttent

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“C’est la fin de l’histoire !” avaient clamé très rapidement les libéraux lors de la fin de la guerre froide, tentant par là de consacrer l’idéologie libérale et le système capitaliste comme seul chemin vers le développement et l’émancipation de l’humanité. Cette pensée règne depuis des décennies dans toutes les instances politiques et justifie toujours plus de libéralisation du marché, d’ouverture à la concurrence et avec comme seule boussole, le taux de profit. Ce système qui permet à une minorité d’accumuler d’immenses richesses sur le dos de ceux qui les produisent est une véritable machine à créer des inégalités. Pouvoir d’achat, salaires dignes, accès aux soins, à l’éducation, aux mobilités, le nombre de laissés pour compte explose, les colères aussi.

Dans notre département, cette réalité est cinglante. Pauvreté, chômage de masse et travail précaire nourrissent ces colères. Notre journal les relate régulièrement, sur les rond-points en gilets jaunes, dans les EHPAD, à l’hôpital, dans les lycées, en prison, ainsi qu’aux impôts, les contestations à cette hégémonie capitaliste sont nombreuses. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas de réponse autre que la répression. Il sait que c’est la boussole qui est contestée et n’hésite pas à recourir aux militaires pour la défendre. L’enjeux pour les communistes est de taille, créer les bases sociales et politique d’un rassemblement large, de tous ceux qui luttent pour remplacer cette boussole du taux de profit par celle de l’Humain d’abord.