Jean Luc Gibelin: «La stratégie de la SNCF n’est pas de répondre à nos besoins»

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« Un vrai coup de gueule », c’est le sens de la rencontre avec la presse du Vice-Président Jean-Luc Gibelin ce lundi à la maison de région de Montauban.  « La SNCF n’est pas au rendez-vous », a martelé l’élu régional alors que vient de passer le 1er anniversaire de la signature de la convention TER avec la SNCF.

Compétente en matière de transports, ce sont quelques 300 millions d’euros par an, dont 200 millions d’investissements, qui sont dépensés chaque année par la région pour développer les mobilités en Occitanie. La convention signée l’an dernier a fait le choix du service public et du maintien du partenariat avec l’opérateur historique SNCF. Un opérateur « qui ne tient pas ses engagements » a insisté J.L. Gibelin, en prenant l’exemple des trains annulés cet hiver entre Toulouse et Cahors « pour cause de gel ». « Une décision inqualifiable », « ce n’est pas pour cela que nous payons », « ce n’est juste pas possible » s’est indigné le vice-président alors que de gros doutes planent sur la réalité de ces annulations. En ligne de mire, c’est directement la fiabilité du transport ferré qui est contestée, « et l’engagement pour le fer qui perd en crédibilité ». Malgré cela, « l’attachement au ferré des usagers reste très fort », a-t-il rappelé, sondage du CSA à l’appui.

En Tarn et Garonne, « la région maintient cependant ses engagements » et l’offre devrait considérablement se renforcée d’ici décembre 2019, notamment sur la ligne Toulouse – Agen qui verra passer un train toute les heures.

Au sujet des grandes lignes, l’élu régional a déploré le choix de la SNCF de supprimer 2 des 7 TGV qui s’arrêtent à Montauban pour les remplacer par des trains OuiGo, filiale privé de l’opérateur. « Pour nous ce n’est pas un bon signe » a insisté J.L. Gibelin, faisant allusion à l’ouverture à la concurrence à laquelle travaille la SNCF.

Mise en accessibilité, rénovations des gares, présence humaine, intermodalité…  de manière générale « nous finançons le désengagement de la SNCF, ce qui est tout à fait anormal », a martelé le vice-président qui veut absolument tenir l’engagement de la région du principe d’une présence humaine dans les gares. Clairement, « la stratégie de la SNCF n’est pas de répondre à nos besoins », a-t-il conclu cette conférence de presse.