Solidarité, Égalité, Santé. L’actualité en Occitanie de ce 18 juillet 2019

RevuePresse

Grève des personnels en Ariège, 13 000 passages par an à celui de Castelnaudary, régularisation des praticiens diplômés à l’étranger, fin du remboursement de l’homéopathie, et un rapport alarmant sur les perturbateurs endocriniens à Toulouse. Retour sur l’actualité de ce 18 juillet des solidarités, de l’égalité et de la santé en Occitanie.

Santé. Dans l’Ariège, les personnels du Centre Hospitalier Ariège Couserans (CHAC) ont engagée un mouvement de grève en soutien aux manipulateurs radio. Le syndicat CGT demande la stagérisation de deux professionnels actuellement sous statut contractuel alors qu’ils occupent des postes vacants.

Même s’il se dit « paré pour l’été », le directeur de l’hôpital de Castelnaudary annonce dans la Dépêche du Midi qu’une demande a été faite à l’ARS pour un projet d’extension. Avec 13 000 passage par an, le directeur explique: « on est là en limite de configuration avec des patients plus graves, plus lourds, qui restent un peu plus dans l’établissement ». Côté personnel, « il y a eu, en 2018, des efforts de la direction pour avoir plus de personnel, pas forcément à la hauteur de ce que l’on souhaite, mais il y a eu un réel effort et il y a encore un travail qui est en cours pour améliorer les choses ».

Le Journal La Croix relate aujourd’hui le projet de loi santé, qui a été définitivement adopté ce 16juillet, et qui devrait « permettre de régulariser plus de 4000 praticiens étrangers ». Indispensables au système de santé français, ces professionnels ont obtenu un diplôme d’un pays hors Union européenne et travaillent actuellement sous un statut précaire dans les hôpitaux. « Les Padhue travaillent 60 à 80 heures par semaine, pour être payés 2000 par mois environ. Je ne vois aucune raison de les considérer différemment des médecins qui ont des diplômes européens », explique notamment dans le journal Emanuel Loeb, président du syndicat des Jeunes Médecins et psychiatre à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Alors que les frais d’homéopathie ne seront bientôt plus remboursés par la sécurité sociale, le docteur Michel Laclaverie, médecin généraliste homéopathe qui exerce à Fleurance depuis plus de 30 ans, vient d’adresser au président Emmanuel Macron un « manifeste pour l’homéopathie ». « Au sein de nos institutions, l’Académie de médecine s’attaque avec haine, violence, agressivité au principe de l’homéopathie sous couvert d’absence de preuves scientifiques valables et reproductibles… Heureusement que les antidépresseurs ont fait leurs preuves pour expliquer autant de suicides malgré leur prise assidue, par certains, pendant des années ! », s’indigne notamment le médecin dans la Dépêche du Gers.

Société. Des chercheurs toulousains ont réalisé une étude, « alarmante » pour La Dépêche du Midi, qui révèle la présence du perturbateur endocrinien Bisphénol S dans de nombreux produits dont des biberons et boites de conserve. Les chercheurs ont tenté d’étudier l’effet de cette molécule sur le corps humain. « Les données sont encore insuffisantes pour estimer le danger », explique tout de même Véronique Gayrard, co-autrice du rapport et membre de l’unité de recherche.

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