Solidarité, Égalité, Santé. L’actualité en Occitanie de ce 19 juillet 2019

RevuePresse

Visite de Philippe Martinez aux côtés des urgentistes et pompiers grévistes des Hautes Pyrénées. Un député en « mission ministérielle » à l’hôpital de Perpignan. Maintien de la grève à l’hôpital de Saint Gaudens. Révélation d’une étude sur les perturbateurs endocriniens et leurs substituts. Retour sur l’actualité de ce 19 juillet des solidarités, de l’égalité et de la santé en Occitanie.

Tarbes. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT sera en visite dans les Hautes Pyrénées ce vendredi, nous rapporte la Dépêche du Midi. Le syndicaliste va faire d’une pierre deux coups. Il se rendra tout d’abord aux urgences des hôpitaux de Tarbes et Lourdes, en grève depuis plusieurs semaines, puis à l’Adapei de Lourdes, et il terminera en rencontrant les pompiers également en grève. Les grévistes entendent profiter de l’occasion pour faire remonter leurs revendications au niveau national, conclut le journal.

Perpignan. En grève depuis 4 semaines, les urgences de Perpignan ont reçu ce jeudi la visite du député LREM Thomas Mesnier dans le cadre d’une mission ministérielle. Lui-même médecin de métier, il est chargé de rendre un rapport en novembre sur l’état et les besoins des urgences en France. « On nous écoute, certes, mais les réponses apportées ne sont pas à la hauteur », explique à l’Indépendant un représentant du collectif en grève sceptique sur ce qu’apportera cette mission. « Nous avons besoin de moyens pour répondre à la situation d’urgence. Rien que sur Perpignan nous subissons la pénurie de médecins urgentistes, nous avons 20 médecins pour 40 à 50 postes ! ». Peut-être une piste pour cette mission…

Saint Gaudens. Les personnels en grève du centre hospitalier Comminges-Pyrénées ne sont pas satisfaits de l’aide octroyé par la ministre de la santé Agnès Buzyn. Une délégation des grévistes a été reçu par l’ARS puis la direction pour le faire savoir. « Cela ne garantit en aucune façon la pérennité des deux postes d’infirmier, qui font cruellement défaut à Saint-Gaudens », explique le collectif dans La Dépêche 31. « C’est insuffisant et il n’y a rien de concret pour une prise en charge optimale et sécurisée des usagers », ajoute le collectif qui participera la semaine prochaine à une réunion de tous les services d’urgences d’Occitanie organisée par le collectif Inter-Urgences sur la suite à donné au mouvement.

Société. Aujourd’hui c’est le journal Le Monde qui revient sur une étude récente et lève le voile sur la façon dont est métabolisé le bisphénol S, composé chimique hormonalement actif. De puis de nombreuses année, le bisphénol S est utilisé en substitut de bisphénol A, classé sur la liste des substances « extrêmement préoccupantes » par l’agence de santé européenne en 2017. Ce perturbateur endocrinien est désormais présent dans nombre de produits comportant du plastique rigide, de la résine et d’autres produits. Un flou règne autour des effets de ce substitut. « Nous avons choisi de faire cette recherche, car l’utilisation du BPS augmente et il est nécessaire d’avoir plus d’informations sur cette substance », explique au journal Véronique Gayrard, professeure en physiologie à l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse et première auteure de l’étude. Quant aux décisions qui devront être prises suite à cette étude: « Ce qu’on sait pour l’instant, c’est que, chaque fois que nous pensons remplacer un composé par un autre, nous devons faire preuve de prudence quant à la sécurité du nouveau produit chimique et le tester de manière appropriée. Si non, nous nous retrouvons avec des substitutions regrettables. La réglementation chimique est remplie de tels exemples et nous devons faire mieux avec le BPA », conclut la chercheuse américaine Laura Vandenberg.

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