Occitanie. Nos lignes, nos trains, on y tient ! Retards, trains supprimés, gares et guichets fermés… Ça suffit !

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Des années de financements insuffisants de l’Etat, des années de retard dans le traitement de problèmes sur les voies et les équipements de signalisations, et nous nous retrouvons avec des voies ferrées tellement dégradées que nos trains n’ont plus le droit d’y circuler !

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

Le manque d’investissement de l’Etat dans l’entretien des voies et le renouvellement du matériel roulant est aggravé par les suppressions d’emplois de cheminots: moins de contrôleurs dans les trains pour assurer la sécurité des voyageurs, les informer, moins de guichets ouverts dans les gares, moins de boutiques SNCF…

Les voyageurs font les frais de cette politique gouvernementale. Résultat: le train, trop souvent en retard ou carrément supprimé, devient de moins en moins attractif pour les usagers. Alors que le réchauffement climatique exige au contraire une utilisation p)lus massive des transports en commun et notamment du train, moyen de transport qui produit le moins de gaz à effet de serre (à part le transport fluvial). Lorsque le nombre de passager baisse parce que le train est trop lent ou pas assez fiable, il ne reste plus à la direction de SNCF qu’à utiliser ce prétexte pour fermer la ligne !

La direction de la SNCF complice de la casse

La Direction de la SNCF organise elle-même la concurrence à ses propres trains. Pourquoi? Parce qu’elle préfère tirer de confortables revenus de ses filiales de droit privé que d’assurer ses missions de service public. La SNCF a pourtant été financée grâce à nos impôts, elle est un bien commun de la nation. Mais depuis des années, en accord avec les gouvernements successifs, elle agit comme une entreprise privée et se prépare à l’ouverture à la concurrence. La SNCF possède les filiales OuiCar, OuiBus, Geodis, Sferis, etc… En tout ce sont 1250 filiales de droit privé en France et à l’étranger qui profitent à leurs actionnaires privés, au détriment de l’investissement dans le service public ferroviaire au service des usagers et des territoires.

La Région Occitanie refuse le sabotage de sa politique en faveur du train

 

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Découvrez le Service Public Occitanie Transports LiO (Ligne Intermodale d’Occitanie).

Le conseil régional d’Occitanie, en charge des TER, a fait le choix de développer l’offre de trains, notamment en finançant pratiquement seule, la réouverture de 6 lignes. Or, le gouvernement refuse d’assumer sa part de financement et la direction de SNCF Réseau fait exploser les devis des travaux et propose des délais bien trop longs ! Pourquoi ? Pour empêcher la réouverture de lignes jugées “non-rentables”. Assurer l’accès au train à toutes et tous, c’est une exigence sociale mais aussi écologique.

La SNCF doit respecter la Convention TER

La direction de la SNCF doit respecter les engagements pris auprès de la région lors de la signature de la convention TER: la présence humaine dans les trains (contrôleurs) et dans les gares est indispensable pour assurer l’information mais aussi la sécurité des usagers. Stop aux suppressions de postes !

40% des lignes d’Occitanie menacées de fermeture !

60% du réseau ferroviaire d’Occitanie est constitué de lignes dites de “desserte fine du territoire”. Or, 40% de ces lignes sont menacées de fort ralentissements des circulations, voire de fermetures dans les trois ans à venir. Depuis des années le gouvernement n’assure plus les financements nécessaire à leur entretien. Lorsque la dégradation est trop importante, par mesure de sécurité, la SNCF ralentit la vitesse des trains: le train devient donc moins attractif et perd des passagers. Il ne reste plus qu’à fermer la ligne !

75 millions d’euros investis en urgence par la Région

Pour éviter ces fermeture, la région vient d’investir 75 millions d’euros supplémentaires dans l’entretien des lignes alors que c’est l’Etat qui doit assurer ces financements via la SNCF. Mais la région n’aura pas les moyens financiers d’assumer le coût des travaux nécessaires sur l’ensemble du réseau: la SNCF les chiffre à 1,5 milliards d’euros pour les années 2020 – 2029 ! L’Etat doit assumer son rôle et engager un grand plan de financement des lignes ferroviaires. 

Suppression du “Train des primeurs” = 22 000 camions de plus sur les routes chaque année !

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Crédit Photo: L’Humanité

Macron verdit ses discours mais pas sa politique ! La décision de supprimer le 15 juillet dernier le “train des primeurs” qui transporte les fruits et légumes de Perpignan au marché de Rungis en est une nouvelle preuve ! La SNCF demande aux transporteurs de fruits et légumes d’investir dans de nouveaux wagons, afin de remplacer les voitures actuelles trop anciennes, ce qu’ils ont refusé. Mais les wagons réfrigérés actuels  peuvent encore être utilisés pendant 2 ans. Si le gouvernement exige de la SNCF qu’elle maintienne ce train pendant ces 2 années, cela laisse le temps de trouver une solution pérenne. La région Occitanie, sa Présidente Carole Delga (PS) et son Vice-Président aux transports Jean-Luc Gibelin (PCF) mettent tout en oeuvre pour s’opposer à ce scandale écologique, économique et social.

Les solutions existent pour moderniser cette ligne et la rendre pérenne. A l’initiative de la Région, les discussions sont engagées avec tous les acteurs concernés. Le gouvernement doit refuser cette fermeture: 22 000 camions supplémentaires sur les routes, c’est plus de gaz à effet de serre, plus d’accidents de la route, plus de pollution ! C’est inacceptable !

Le saviez-vous ?

Un train produit 35 fois moins de CO2 qu’un avion et 10 fois moins qu’un camion ! En 2010, le fret ferroviaire représentait 14% du trafic de marchandises, aujourd’hui, après l’ouverture à la concurrence, il ne représente plus que 10% ! Résultat: 40 000 camions circulent chaque jour sur les routes d’Occitanie !

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