Tarn et Garonne. Suzanne Beauville, née Redon (1905/1987), institutrice, militante à l’UFF, fondatrice de la colonie Danièle Casanova.

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Crédit Photo: France 3 Corse

Suzanne Redon est née à Lafrançaise dans une famille modeste. Entrée à l’École Normale en 1924, elle exerça comme institutrice et se maria en 1926 à Montauban avec Louis Momméja, contrôleur des contributions directes à Toulouse. Suite à la mutation de l’époux deux ans après, le couple habita en banlieue parisienne où elle adhéra au Syndicat National des Instituteurs en 1930. 

Elle devint secrétaire générale de la Confédération nationale des radios-clubs de 1932 à 1937. Cette année-là, elle se fixa à Montech où elle fut institutrice pendant vingt-trois ans. Elle se remaria en 1941 avec Paul Beauville, instituteur communiste, et pendant la guerre, elle prit part à la lutte contre le STO. A la création en 1944 de l’Union des Femmes Françaises, qui revendiquera 1 million d’adhérentes au plan national dès juin 1945, elle anima un comité local et devint la secrétaire de la structure départementale en 1946, année où elle adhéra au Parti communiste. 

Elle participa à l’avènement de la Maison des Déportés et à la mise sur pied, sous l’égide de la CGT et de l’UFF, de la colonie de vacances Danielle-Casanova, installée en 1948 à Labenne-Océan (Landes), qui fonctionne toujours aujourd’hui. Suzanne Beauville dirigea les premières années l’établissement qui porte le nom de la militante communiste résistante, morte en déportation à Auschwitz en 1943. En 1961, retraitée, elle partit habiter Toulouse où elle s’impliqua dans la vie associative. 

*Article de Guy Jamme, paru dans les Nouvelles de Tarn et Garonne