Castelsarrasin. Porter les questions de précarité et de logements insalubres dans le débat public

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Albert Auger a dû rapidement remplir le coffre de son véhicule des effets personnels de la fratrie et quitter les lieux illico avec son épouse Christelle et leur fille Elisa. La famille castelsarrasinoise vit dans ce logement depuis décembre 2018. Ils avaient décidé pour que le propriétaire fasse des travaux de ne plus honorer leur loyer.

En février dernier la commune de Castelsarrasin a signé le “Contrat Bourg Centre” qui organise la mise en œuvre d’un partenariat entre la Région, le Département, la commune, la communauté de communes et le PETR (Pôle d’équilibre territorial et rural) Garonne-Quercy-Gascogne. Comme je l’avais souligné dans ce billet, l’étude du territoire préalable à ce contrat avait révélé, entre autres, qu’un ménage sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, et que la moitié des résidences principales de qualité médiocre était occupées, en 2015, par ces ménages.

Encore récemment, la presse locale nous a alerté sur le cas de la famille Auger (couple + 1 enfant) expulsée la semaine dernière suite à un imbroglio juridico-administratif autour de leur logement jugé insalubre. Une décision des plus malheureuses qui aurait vu une fille 10 ans se retrouver à la rue si l’antenne locale du Secours Populaire n’avait pas pris la décision de leur venir en aide en les logeant dans un hôtel pour quelques jours. Alors que le pouvoir d’achat des familles se dégrade constamment, sur fond d’une précarité galopante, j’avais alerté en mai dernier dans ce billet, sur la situation d’urgence sociale dans laquelle se trouve notre commune et le besoin d’impulser rapidement une politique qui permette d’y répondre.

La municipalité actuelle n’a pour l’instant pas réagi, et nous sommes toujours à jeun de quelques annonces que ce soit pour répondre à cette urgence sociale. Face à l’insalubrité, des solution sont possibles, notamment la mise en place d’un permis de louer. Face à la précarité aussi, avec la possibilité d’encadrer les loyers. Par dessus tout, c’est un grand plan de développement et de rénovation du parc de logements communaux à vocation sociale dont a besoin notre commune. En tant que militant communiste, répondre à ce problème social pour contrer l’avancée de cette précarité est pour moi une urgence absolue qui doit trouver sa place dans le débat public à l’approche des élections municipales.