Fête de l’Humanité. Le train des primeurs, une lutte emblématique

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“L’urgence climatique nous rappelle tous les jours à notre responsabilité” a lancé Jean-Luc Gibelin, Vice-Président aux transports d’Occitanie en introduction du débat organisé sur la ligne Perpignan-Rungis au stand de la Région à la Fête de l’Humanité. “Alors que d’un côté le gouvernement a annoncé une reprise de la liaison en novembre, de l’autre la SNCF, dont l’Etat est l’unique actionnaire, n’apporte aucune réponse fiable aux transporteurs, et ce malgré une expression claire des besoins de la part des acteurs de la filière fruits et légumes”, a-t-il souligné d’emblée. “Le sujet de l’abandon par la SNCF des lignes de fret est symptomatique des choix politiques sur le rail”, abondait Romain Pitelet, délégué CGT Cheminot de Paris face au public de la fête. Interrogé sur le ressenti de la population dans son territoire, Pierre Garzon, vice-président communiste du Val de Marne a insisté que “l’aspect symbolique de cette ligne est d’autant plus fort que l’enjeu écologique résonne de plus en plus fort dans l’actualité”.

Nicolas Garcia, conseiller départemental communiste des Pyrénées Orientales, également invité à la tribune a détaillé plusieurs dimensions de l’enjeu de cette ligne pour le pays Catalan: “Tout d’abord la question du service public, partout pour tous, ainsi que la dimension sociale, alors que ce département est sinistré en termes d’emplois”. Mais aussi la question écologique alors que “pas un kilo de bio ne circule sur le rail”, s’est indigné l’élu catalan, avant d’appeler à une mobilisation pour dénoncer le “bio qui circule en camion”. Sur ce point, “il ne nous paraît pas possible que l’on continue à avoir en Île-de-France des produits labellisés bio qui ont traversé le territoire par camion alors qu’ils auraient pu le faire par le train”, a insisté Jean-Luc Gibelin.

Une nouvelle réunion du comité de pilotage est prévu le 23 septembre au ministère. Elle doit “permettre de progresser sur les questions du nouvel opérateur ferroviaire”. Ce ne sera pas la SNCF, “mais il y aura un opérateur, il y en treize possible”, a insisté Jean-Luc Gibelin. “Définir le nom de l’opérateur, c’est l’objet de la réunion du 23 septembre. Le train partira comme annoncé le 1er novembre et nous serons sur place pour y veiller. Les transporteurs Roca et Rey sont prêts à réutiliser la ligne dès qu’ils auront des engagements sur le fait que le train parte bien tous les jours à 17h30 pour relier Rungis”.