Régions de France. Besoin de clarté dans le nouvel acte de décentralisation

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La 15e édition du Congrès des régions de France vient de se dérouler à Bordeaux. Un an après “l’appel de Marseille” lancé par les régions pour demander au gouvernement plus de décentralisation, le discours du premier ministre n’a pas été de nature à répondre à cet appel. Tour à tour Alain Rousset président de Nouvelle Aquitaine, François Baroin président de Maires de France, Dominique Bussereau président de Départements de France, et Hervé Morin président de Régions de France ont fait part de leurs inquiétudes face à une re-centralisation portée par l’état aujourd’hui.

Les régions ont pourtant fait des propositions pour des actions plus proche des habitants avec un renforcement de l’action et de la présence de l’Etat dans les territoires. En réponse à ces légitimes aspirations, Édouard Philippe n’apporte que des réponses technocratiques peu en phase avec les discours éminemment politiques des différents orateurs. Interrogée, Carole Delga demande plus de clarté dans le nouvel acte de décentralisation seule façon de redonner de la crédibilité à la parole publique.

« La Loi Décentralisation, Différenciation, Déconcentration annoncée par le premier ministre, arrive avec 3 ans de retard… “, s’est agacée la Présidente socialiste. “L’objectif de l’été 2020 pour son adoption nous place à moins d’un an des élections régionales. La loi préélectorale nous interdisant de nombreux actes, nous aurons perdu un mandat entier pour garantir une intervention à la mesure des attentes des Français ! De plus, les propositions du Premier ministre sont peu nombreuses et floues. Nous sommes à une étape cruciale de l’histoire de notre pays, nous devons avoir un État plus agile et l’agilité c’est la décentralisation”, a réagit Carole Delga.