La majorité régionale tient le cap de la solidarité et de la proximité

« La politique ne consiste pas à suivre le courant, mais à indiquer le cap ». C’est par ces mots de Jacques Chirac que Nicolas Cossange, président de la délégation des élus communistes, a débuté son intervention hier en assemblée plénière sur le débat d’orientations budgétaires du conseil régional.

Il a tout d’abord rappelé que « les orientations budgétaires sont discutées dans un contexte mouvant », pointant le manque de stabilité des missions et moyens alloués à la région par l’Etat.

Depuis des années, les collectivités locales sont attaquées par les gouvernements successifs. Leurs moyens d’action sont dans le collimateur : « un pouvoir de maîtrise des taux remplacé par des recettes affectées, des ressources dynamiques insuffisamment compensées par des crédits figés dans le temps, une déconnexion de l’activité économique réelle des territoires, la baisse globale des dotations… » a notamment pointé le communiste biterrois. « Les sinistres contrats avec l’Etat imposés par le Président Macron sont là pour le rappeler : la dépense publique est vue comme une menace par les tenants de l’austérité généralisée. Avec la bénédiction de la Cour des Comptes, dont le Président n’a pas cru bon de venir s’expliquer devant les élu.e.s des territoires que nous sommes ». En effet, suite à la polémique du rapport de la cours des comptes, la présidente Delga avait convié son président à venir en débattre avec l’assemblée régionale. Sans réponse.

Quelles politiques mettre en place lorsque les ressources financières pour les réaliser se tarissent ? Quelles libertés dans les choix politiques en-dehors des dépenses obligatoires ? Les régions se voient confier des missions au cœur des aspirations de mieux-vivre comme les transports scolaires, les infrastructures ferroviaires, l’orientation, les réformes du lycée, la gestion des fonds européens, mais « sans recettes correspondantes » s’est insurgé Nicolas Cossange.

Depuis 2015, « la Région Occitanie se fixe un cap politique ambitieux, dans le cadre des engagements de majorité » a-t-il insisté. « Elle fait la démonstration de son sérieux budgétaire, sans renoncer à ses ambitions politiques au service des territoires et de leurs habitants ». Avec un niveau d’investissement le plus élevé des régions françaises à hauteur de 163 € par habitant, « ce à quoi les élu.e.s communistes et apparentés sont très attentifs », la région parvient à préserver l’autofinancement et sa capacité de désendettement.

« A d’autres, les candidatures au concours de meilleur gestionnaire, si cela signifie raboter les dépenses publiques et décliner l’austérité au niveau régional » insistait  donc Cossange avant de conclure: « Dans un cadre très contraint, celui du désengagement permanent de l’Etat et de son déménagement des territoires, la majorité régionale tient le cap de la solidarité et de la proximité ».