Gouvernement Castex. Le parcours du petit-fils d’un communiste du Tarn et Garonne

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Crédit Photo: l’Humanité.

Qui est donc le nouveau Premier Ministre ? Avec la rédaction des Nouvelles de Tarn et Garonne(*), nous avons souhaité partager avec vous les informations que nous avons pu trouver sur notre nouveau Premier Ministre, dont le grand-père maternel fut une personnalité communiste du Tarn-et-Garonne. L’un et l’autre se réfèrent à des valeurs bien différentes…

Ascendance

Jean Castex, est né le 25 juin 1965 à Vic-Fezensac dans le Gers où il puise ses racines familiales. Il est le fils d’un couple d’instituteurs, Claude Castex et Nicole Fontanier, ainsi que le petit-fils, côté paternel, de Marc Castex, concessionnaire de machines agricoles, ancien sénateur du Gers, membre du groupe de l’Union des Républicains et des Indépendants, et maire de Vic-Fezensac. Côté maternel, son grand père était André Fontanier*, issu d’une famille de paysans gersois, instituteur adepte de la pédagogie Frenet, syndicaliste, militant communiste et associatif, résistant, qui a vécu ses dernières décennies en Tarn-et-Garonne.

Son parcours

Enfant, il passe des vacances avec son grand-père André Fontanier* à Valcebollère à 6 km d’Osséja (en Cerdagne, PO) reliées par une seule route, commune frontalière avec l’Espagne. (Des témoins tarn-et-garonnais assurent qu’il aimait les crêpes et s’occupait de garder les vaches). Il y rencontre sa future épouse, Sandra Ribelaygue, conseillère municipale. Ensemble, ils ont quatre filles.

1979/1982: Élève au lycée privé catholique de Garaison à Monléon-Magnoac (Htes-Pyr), (il a occupé le poste de vice-président de l’Ogec (Organisme de gestion des établissements catholiques).

1982: Il obtient son baccalauréat.

1982/85: Il devient étudiant en licence d’histoire à l’université de Toulouse-II-Le Mirail.

1986: Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.

1987: Il est désormais titulaire d’une maîtrise de droit public.

1989: Il est admis à l’École nationale d’administration (ENA, promotion Victor-Hugo).

1991: Il entre à la Cour des comptes, auditeur puis conseiller référendaire en 1994 et conseiller-maître en 2008. 

1996: Il devient directeur des affaires sanitaires et sociales dans le Var

1999/2001: Il devient secrétaire général de la préfecture du Vaucluse 

2001 / 2005: Il devient Président de la Chambre régionale des comptes d’Alsace.

2005/2006: Il est nommé directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, où il participe à l’introduction de la notion d’objectifs et de rentabilité dans l’hôpital, et à une rationalisation des coûts dans le cadre du plan hôpital 2007, qui introduit notamment la tarification à l’activité (« T2A »).

2006/2007: Il devient directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé.

2007/2008: Il occupe la même fonction au ministère du Travail.

Cumul de mandats

2008/2020: Il est élu maire de Prades (Pyrénées-Orientales)

2010: Il est conseiller aux affaires sociales au cabinet de Nicolas Sarkozy, président de la République.

2010 à 2015: Il est élu conseiller régional du Languedoc-Roussillon

2011/2012: Il est nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée.

2015/2020: Il est élu conseiller départemental des PO (Membre de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR) 

2020: Il est chargé de coordonner la sortie progressive du confinement suite au Covid-19.

2020: Il est nommé Premier Ministre (il quitte LR pour LaRem).

*André Fontanier (1910/1992): arrêté au début de 1944 et emprisonné à Saint-Michel à Toulouse jusqu’à la libération de la ville. Lieutenant FFI, il adhère au PCF à la Libération.

Après guerre, il déploie une intense activité politique, syndicale, pédagogique et associative. Marié en troisième noce avec Mauricette, elle aussi institutrice et militante engagée, le couple désormais installé dans le Tarn-et-Garonne, milite à Montauban.

Devenu membre de la direction du PCF 82, il est désigné comme son candidat lors de plusieurs élections et, en 1965, il sera élu conseiller municipal de Montauban puis réélu en 1971 sur la liste d’Union de la Gauche conduite par Louis Delmas. Parallèlement, il s’engage au Mouvement de la paix et impulse les luttes contre les guerres d’Algérie, du Vietnam et contre l’armement atomique. Il assure, au niveau du département, le secrétariat de la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves, puis de la Fédération des DDEN.

(*)Dossier et sources compilés par Guy Jamme et Julien Sueres, correspondants des Nouvelles de Tarn et garonne.