Relance des trains de nuit: la Région attend des actes !

Gare SNCF de Paris Austerlitz, train de nuit Intercites de la SNCF au depart de la gare de Paris Austerlitz. Voyage de nuit, transport ferroviaire de voyageurs, ligne Paris-Pau. Espace couchettes, train couchette (c)Florian DAVID/REA

Depuis l’annonce, mi-juillet par Emmanuel Macron, de son intention de « re-développer » les trains de nuit, l’affaire semble au point mort pour le gouvernement. La Région, mobilisée sur le sujet, a pourtant sollicité le ministère pour lui faire part de propositions concrètes.

Seules deux lignes sur les 67 qui circulaient quotidiennement en France au début des années 2000 sont encore exploitées par la SNCF: l’une concerne l’Occitanie, avec la liaison Paris – Rodez (Aveyron) -Cerbère (Pyrénées-Orientales)- Latour-de-Carol (Pyrénées-Orientales) et l’autre les Hautes-Alpes, avec le train Paris-Briançon.

La Région Occitanie bataille depuis des années pour maintenir ses liaisons ferroviaires. Seulement depuis l’annonce du président de la République, rien n’a bougé. « Nous avons immédiatement fait savoir que nous étions disponibles pour toute réunion destinée à aborder des éléments pratiques concernant la reprise des trains de nuit. Or nous sommes fin août et je n’ai eu aucune sollicitation de la part de l’exécutif », déplore le vice-président de la Région en charge des Transports, Jean-Luc Gibelin. « S’il y a vraiment une volonté de relancer ces trains, des choses sont faisables immédiatement », insiste l’élu. « Il n’est pas normal, par exemple, que le Paris-Rodez ne circule que 3 nuits par semaine alors que la convention signée entre l’État et la SNCF oblige à ce qu’il y ait un train toutes les nuits. De même, le Paris-Cerbère circule actuellement 3 nuits par semaine et pendant les vacances scolaires. S’il y a relance des trains de nuit, alors il faut qu’il circule toutes les nuits et que la Région n’ait plus la nécessité de payer 1,4 million d’euros tous les ans à l’État pour l’équilibre financier de cette ligne. C’est à lui [l’État, Ndlr] de l’assumer », détaille Jean-Luc Gibelin.