Castelsarrasin. Pauvreté, précarité, un constat alarmant

Le baromètre de la pauvreté, réalisé par l’institut de sondage Ipsos pour le Secours populaire, a été présenté à la presse. Le constat est alarmant. Avec le coronavirus et la crise économique qui en découle, beaucoup de Français ont basculé dans la précarité et voient leurs conditions de vie se dégrader un peu plus chaque jour. Pour exemple au mois de septembre à Castelsarrasin, les bénévoles du Secours Populaire ont réalisé 174 colis alimentaires et 517 personnes ont pu bénéficier d’une aide alimentaire.

Depuis le début de la crise, nous constatons une augmentation des personnes qui viennent pour la première fois au Secours populaire. Sur le terrain, on rencontre des gens qui n’ont plus à manger, des personnes qui ne savaient pas à qui faire appel car elles n’avaient jamais été confrontées à une telle situation. Signal inquiétant, cela concerne toutes les catégories d’emploi, salariés, commerçants, gérants d’entreprises. Mais l’aide alimentaire n’est que la partie émergée de l’iceberg et les constats du quotidien  recoupent les résultats de l’enquête IPSOS.

La plupart des familles accompagnées ne sont pas parties en vacances cet été. La rentrée scolaire s’est faite avec la peur au ventre pour de nombreux parents, inquiets de voir leurs enfants subir cette précarité grandissante. La plupart estiment que leurs enfants ont pris du retard dans leur scolarité. Un retard plus difficile à rattraper pour les plus fragiles. L’accès à un soutien scolaire adapté ainsi qu’aux outils numériques, indispensable de nos jours, créent de grandes inquiétudes. Certains ne peuvent plus payer la cantine à leurs enfants. Sans parler de l’accès à la culture et au sport, qui deviennent une variable d’ajustement pour les familles. Les associations tentent d’apporter une partie des réponses, malgré le peu de moyens dont elles disposent. En consultant l’ensemble des acteurs, le potentiel existe pour de véritables projets de soutien scolaire, d’accès au numérique et faire face à cette crise sur le long terme. Encore en faut-il la volonté politique…


*Article extrait des Nouvelles de Tarn et Garonne du 4 novembre 2020. Retrouvez l’ensemble des articles et des sujets en vous abonnant au journalTéléchargez le formulaire d’abonnement à renvoyez avec votre chèque, libellé à Nouvelles de Tarn et Garonne, au 68 rue de la République, 82 000 Montauban.