Port la Nouvelle. Un projet cohérent avec les ambitions portées

La Région Occitanie investit pour le développement maritime et se mobilise pour faire de Port-la-Nouvelle un port attractif et une référence dans la transition énergétique sur le plan européen. L’objectif principal, élargir l’entrée du port – condition sine qua non pour que le projet d’installation d’éoliennes flottantes au large des côtes d’Occitanie ne soit pas remis en cause. Pour rappel, la Région mise sur ces éoliennes pour développer le potentiel énergétique exploité en mer, produire de l’électricité renouvelable ainsi que la filière de l’hydrogène vert.

Le projet d’extension du port est cohérent avec les ambitions portées, notamment par la délégation des élu-e-s communistes et apparenté-e-s, pour tous les territoires de la région. « Il s’agit de poser la question de la réindustrialisation, du développement du fret ferroviaire et de l’hydrogène, de créer de l’emploi, de permettre aux territoires de rester attractifs tout en prenant en compte les défis environnementaux de notre siècle », insiste Marie Piqué qui suit le dossier depuis bientôt deux ans. Au total, pas moins de 3 000 emplois (directs, indirects et induits) seront créés grâce aux activités qui s’implanteront sur le port audois. « La première étape de l’agrandissement du port, lancée en septembre dernier, représente déjà 200 emplois équivalents temps plein », rappelle l’élue lotoise. Dix entreprises locales ont été retenues pour mener ce projet, et cinq autres entreprises locales sont sous-traitantes.

Un projet bâtit dans la concertation

Pour que l’agrandissement du port soit transparent du point de vue environnemental, la Région a mis en place plusieurs instances, notamment un comité scientifique composé d’experts ainsi qu’un comité de suivi environnemental, regroupant collectivités, associations, pêcheurs. Les citoyens ont également été invités à s’exprimer sur les travaux menés lors d’une enquête publique. La Région agit ainsi en lien étroit avec toutes les parties prenantes de ce projet : les usagers du port, les scientifiques, les collectivités et associations locales.

Mais au-delà de ces instances, la délégation des élu-e-s communistes, interpellée en 2019 par les militants communistes locaux sur ce dossier, a également mis en place un comité de suivi en lien avec la direction des services régionaux, du cabinet de la présidente et des élu-e-s de la majorité. « Cela nous a permis d’appréhender les différentes facettes de ce dossier en lien avec les acteurs du territoire », assure la vice-présidente qui s’est rendu deux fois fin 2019 à Port la Nouvelle rencontrer d’abord les militants communistes puis le collectif « balance ton port », avant de revenir début 2020 à la rencontre des entreprises et organisations syndicales locales. Cette démarche a permis aux élus d’être partie prenante des avancées du dossier jusqu’à la création d’une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) et de l’organisation de la gouvernance du port.

Concrètement, ce partenariat public-privé va permettre des investissements à hauteur de 366M€ d’ici 2033, dont 51% sera pris en charge par le consortium privé, 15% par la banque des territoires et 34% par la collectivité régionale. Après échange avec les camarades de la section de PLN et de la fédération de l’Aude du PCF, tous ont convenu de l’enjeu majeur de la réindustrialisation porteuse d’emploi et d’avenir pour ce territoire. Loin d’une « privatisation du port », qui était auparavant géré par la CCI dans le cadre de la DSP, l’obtention d’une gouvernance préservant les intérêts de la région permet de garantir que personne ne peut décider seul. Le conseil d’administration a trois types de délibérations soit à majorité simples pour les décisions simples, les décisions stratégiques nécessitent une majorité des trois quarts c’est-à-dire au moins la moitié des membres de la Région. De fait cela impose l’obligation de trouver des terrains d’entente sur les éléments structurants pour les investisseurs publics et privés du projet. « C’est une garantie pour la Région d’être à l’abri d’un coup de force sur le fonctionnement », insiste le vice-président Jean-Luc Gibelin, qui va désormais siéger en tant qu’un des représentants de la Région Occitanie au conseil d’administration de la SEMOP.


*Article extrait de la lettre du mois de décembre 2020 des élus communistes et apparentés de la Région Occitanie. (À lire ici)

*Télécharger le dossier de présentation du projet réalisé par la délégation des élus communistes et apparentés de la région.

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