Contrat Plan État Région. « Nous serons vigilants à la réalisation des engagements pris »

Les élus du conseil régional ont formellement approuvé le protocole de préfiguration du CPER 2021-2027. Cet outil contractuel, censé être un catalyseur des investissements publics dans les territoires, « est devenu emblématique des promesses non tenues par les gouvernements successifs », a rappelé le président de la délégation communiste Nicolas Cossange lors de la dernière assemblée plénière. « Combien de projets, notamment d’infrastructures de transports, sont justement restés « en plan » faute d’engagement de l’Etat ? », a-t-il interrogé.

Les communistes ont certes approuvé cette préfiguration du CPER, mais bien « parce que la Région se bat face aux représentants de l’Etat pour obtenir des moyens à la hauteur de ces enjeux déterminants pour l’Occitanie ». En cela, « nous saluons les efforts financiers que la Région est prête à mettre en place pour soutenir l’emploi, préparer l’avenir et élever le niveau d’équipement dans les territoires. Nous partageons les objectifs stratégiques identifiés », a insisté l’élu biterrois.

Concernant le « plan de relance » gouvernemental, lié au CPER, Nicolas Cossange est catégorique: « les 40 milliards provenant de l’Union européenne coûteront finalement très cher à la France, qui devra rembourser 75 milliards sur 30 ans à partir de 2028 ». Pas vraiment ce qu’on appelle une bonne affaire pour les caisses de l’Etat…

Avec un effort global de 5,7 milliards d’euros sur 7 ans pour l’Occitanie, à parité entre Région et Etat, Contrat de Plan et Plan de Relance devraient tout de même permettre un certain optimisme. Malgré tout, les élus communistes « y associeront la plus grande vigilance quant à la réalisation des engagements pris ».


*Article extrait des Nouvelles de Tarn et Garonne. Retrouvez l’ensemble des articles et des sujets en vous abonnant au journal.