Terres des Confluences. Les maires ont rencontré la Préfète

La Préfète du Tarn et Garonne, Chantal Mouchet, a répondu à l’invitation de Dominique Briois, Président de la Communauté de communes Terres des Confluences, pour une « Conférence des maires », qui s’est déroulée ce mardi à la salle des fêtes d’Angeville. Si l’objet était « d’échanger autour de problématiques soulevées par les maires de la communauté de communes », ceux-ci ont souhaité s’en tenir à l’urbanisme, l’accueil des gens du voyage, la composition des services de l’Etat, le dispositif France Relance ou encore les zones d’activités et leurs projets de développement. Rien, en cette période de crise, sur l’agriculture, la santé, ou les solidarités…

L’occasion donc pour la préfète « d’écouter les maires dans l’exercice de leur mandat », mais aussi « de rappeler le rôle de l’État départemental », de promouvoir un « socle de la relation maires/État voulue par le Président de la République », ou encore « d’appliquer les politiques du gouvernement en fonction des caractéristiques locales et des attentes du terrain ». Un service après-vente du gouvernement que certains maires ont bien tenté de saisir à leurs fins politiques. Ainsi le maire de Moissac n’a pas manqué de l’interpeller sur « les coûts engendrés pour les contribuables par les vols et dégradations » sur les aires d’accueil de gens du voyage. Passionné du sujet, le maire de Castelsarrasin a insisté sur « le besoin de plus de vitesse dans le traitement des dossiers des porteurs de projets » liés au développement des zones d’activités.

La directrice de Pôle Emploi, aux côtés de la Préfète, a rappelé quand même l’étendue de la crise économique et sociale qui se profile avec une augmentation de 12% du nombre de chômeurs sur ce territoire, soulignant que les jeunes en sont les premières victimes avec 16% de chômeurs de moins de 26 ans en plus en un an. Et c’est bien là que le bas blesse, sur un bassin de vie dont plus d’un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. La Préfète a appelé les maires à se saisir des emplois PEC (Parcours Emploi Compétence), dont 65% du salaire peut être payés par l’État.

« Une opportunité pour donner un coup de pouce à ces jeunes », qui risquent bien de devenir une nouvelle main d’œuvre à bas prix pour les mairies incitées à les utiliser pour les « petits jobs » tels que l’entretien, les ménages ou l’administration. Des contrats de 20h par semaine d’une durée de six mois. De quoi offrir de réelles perspectives d’avenir pour nos jeunes… Malheureusement un sujet sur lequel aucun de nos édiles n’a osé intervenir.


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