Conseil Régional. Priorité aux transports, à la santé, à l’environnement et à l’emploi

Les élus du conseil régional se sont réunis ce jeudi pour la dernière assemblée plénière de la mandature. Une séance perturbée par la tentative d’intrusion violente dans l’hémicycle par de militants du groupuscule d’extrême-droite Action Française. Si certains ont pu être interpellés, c’est un rappel du danger de ces courants politiques. La présidente Carole Delga a rapidement condamné cet acte. « Je vais bien sûr porter plainte pour que cela ne se renouvelle plus. Face à l’extrême droite, je le répète : je ne lâcherai rien et je ne cèderai à aucune pression, d’où qu’elle vienne… Je rappelle que nos séances de délibération sont un temps démocratique important qui engage la collectivité pour soutenir les habitants et les territoires ».

Parmi les principaux dossiers de cette plénière l’augmentation des places en formations paramédicales. Le conseil régional a validé de financer l’augmentation de places de formation pour devenir infirmier (+16 %), auxiliaire puéricultrice (+50 %), aides-soignants (+35 %). « Plus de 60% de ces places supplémentaires seront en dehors des métropoles », a insisté Carole Delga, rappelant aussi que « six nouveaux sites de formation verront le jour sur tout le territoire pour être au plus près des populations ».

Face à la crise, la région veut également expérimenter le dispositif « territoires zéro chômeur longue durée » en apportant son soutien à la candidature de quatorze communes qui souhaitent s’en emparer. Testé dans 10 communes de France depuis 2016, Il a permis la création d’un millier d’emplois et l’État souhaite l’étendre à de nouveaux sites. « L’idée est de proposer à tous les chômeurs de plus de douze mois, sur des secteurs délimités, des CDI à temps complet ou choisis qui répondent à des besoins locaux » a résumé Claire Fita, présidente de la commission finances.

Compétence importante de la région, les transports étaient aussi à l’ordre du jour, notamment avec la validation d’une commande de quatre rames à hydrogène fabriquées par l’usine Alstom à Tarbes. « La Région est engagée dans toutes les opérations alternatives au diesel : le train hybride expérimenté en 2022, à batterie en 2023, et l’hydrogène », a rappelé Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des transports. « Les trains à hydrogène circuleront sur la ligne Montréjeau-Luchon mais la date de mise en service n’est pas encore arrêtée » a souligné l’élu communiste gardois avant d’expliquer que « les travaux sur cette ligne devraient être achevés en juillet 2023 ». Des discutions avec Alstom sont en cours pour un début d’expérimentation à la mi-2023.

L’assemblée a également validé le lancement de la gratuité du train pour les 18-26 ans après une période de test. « C’est un gros succès. Nous avons enregistré 3 400 inscriptions alors que nous avions prévu une expérimentation pour 2000 jeunes » a insisté la présidente alors « qu’un quart des inscrits ne prennent jamais ce mode de transport ». Preuve que la question de la tarification impacte l’utilisation du train. L’expérimentation débutera au 1er avril.

Enfin, un pack « zéro emballage » a été voté afin d’accélérer le développement de la vente en vrac et de produits aux contenants consignés réemployables. « La Région va proposer toute une série de dispositifs et d’aides à travers un guichet unique », a indiqué à l’assemblée Agnès Langevine, vice-présidente à la transition écologique. Pour l’élue des Pyrénées Orientales,l’objectif est de réduire d’ici 2023 de 50 % la quantité de déchets enfouis. « Il faut mieux recycler, mais aussi réduire la production de déchets à la source » a-t-elle insisté.


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