Les centres de santé pour bâtir du commun en Occitanie

Le centre de santé de Lavelanet (09). Crédit photo: La Dépêche du Midi.

Que de chemin parcouru en quelques années en Occitanie ! Quand personne n’y croyait, aux côtés de la Vice-Présidente Marie Piqué se déplaçant aux quatre coins de cette grande région, son bâton de pèlerin à la main. Répétant inlassablement qu’il n’y a pas de fatalité face à une désertification médicale galopante et un modèle de médecine libérale à bout de souffle. Depuis les premiers comités de sélection de l’ARS où les représentants de l’ordre des médecins nous juraient que c’était impossible. De ces maires qui n’y voyaient qu’un trou financier, au travail de terrain aux côtés des collectifs citoyens montés par des camarades à Carmaux ou Castelsarrasin.

Dix-huit projets de centres de santé publics ont émergé depuis en Occitanie, tous avec leur lot de médecins salariés, apportant des réponses aux besoins de populations qui n’avaient plus accès aux soins de premiers recours.

Incontestablement Marie Piqué a planté une graine dans cette région historiquement à gauche. Et le terreau n’était pas fertile, loin de là ! Mais la terre appartient à celle qui la travaille. Aujourd’hui tout le monde en parle. Dans le Gers, le président annonce la création d’une structure départementale et le recrutement de cinquante médecins généralistes salariés. Si elle est réélue, la Présidente de Région Carole Delga a promis le recrutement de deux cents médecins généralistes. La graine a germé et on peut observer les premières feuilles de cette alternative communiste au système archaïque d’une médecine de ville libérale qui règne en maîtres depuis des décennies.

Ils diront que l’on s’attaque à la sacro-sainte liberté d’installation. Les puissants ordres de médecins n’ont pas fini de se débattre, mais les fondations sont posées. Comme toujours à l’avant-garde, à l’image d’Ambroise Croizat et la création de la Sécu, les communistes ont posé les jalons dans cette région de ce qui pourrait être un jour un véritable service public de médecine de ville, garant d’une égalité d’accès aux soins pour tous. Et ce sera bien tout l’enjeu des années à venir en Occitanie. La création d’un vaste réseau régional de centres de santé publics, l’implantation de médecins salariés sur tout le territoire, l’encadrement des dépassements d’honoraires et la généralisation du tiers payant intégral.

Bien sûr, il faudra innover, pour faire émerger de tout ça une véritable démocratie sanitaire qui redonne toute leur place aux professionnels, aux salariés, aux usagers et aux élus. Redéfinir ensemble les bonnes pratiques, les moyens de la continuité des soins et de coopérations pleinement choisies et assumées. Un modèle en rupture avec l’idéologie libérale individualiste. Une alternative communiste pour bâtir du commun dans notre région.


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