Occitanie. Jean-Luc Gibelin défend le droit aux mobilités pour tous

Les débats citoyens du jeudi se poursuivent avec l’Occitanie en commun, la liste de Carole Delga aux élections régionales. Se déplacer pour se rendre au travail, étudier, faire ses courses, voyager… c’est un enjeu primordial dans nos quotidiens et c’est une compétence régionale. C’était également le sujet du direct vidéo de jeudi en compagnie Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des transports et mobilités.

Les mobilités, une compétence régionale importante ?

Jean-Luc Gibelin : C’est une compétence avant tout liée à une liberté, car pouvoir se déplacer, ne pas être assigné à résidence, c’est évidemment une liberté très importante. C’est également l’un des budgets les plus importants de la région. C’est aussi un thème transversal qui correspond à une attente très forte de se déplacer, de répondre à un besoin car beaucoup d’éléments en dépendent comme l’emploi, la formation, les loisirs ou le tourisme.

La région a fait de la défense des petites lignes, l’un de ses grands combats ?

J-L.G : D’abord la région a considéré depuis le début qu’il n’y avait pas de petites lignes, tout simplement parce qu’il n’y a pas de « petites gens », il n’y a pas de territoire qui n’aurait pas le droit à cette liberté de la mobilité. Donc oui nous sommes pour les lignes de desserte fine du territoire, et oui, nous sommes engagés avec Carole Delga pour qu’il y ait cette mobilisation vis-à-vis de ces lignes. Nous avons, dès 2016, fixé la priorité de six lignes donc quatre à rouvrir, qui étaient en cours de fermeture ou fermées par la SNCF, de remettre des voyageurs sur la rive droite du Rhône, de consolider le Train Jaune, et de rouvrir Rodez-Céverac, Alès-Bessège, Montréjau-Luchon et Limoux-Quillan. C’est un acte fort car nous sommes la seule région à nous être engagé dans la réouverture de lignes, dans cette dimension là, tout en maintenant la mobilisation pour l’ensemble du réseau.

De plus, à l’échelle de la région, ce sont près de 600 km sur les 2400 km de voies ferrées qui sont des lignes de desserte fine du territoire. Donc une très grande majorité des gares sont desservies par des trains de lignes de desserte fine.

Le train ce sont aussi les grandes lignes, notamment les LGV. L’état a fait des annonces récemment. C’est une grande victoire ?

J-L.G : Oui c’est une grande victoire, mais surtout une victoire pour l‘égalité des territoires. Il était absolument anormal et injuste que le projet Marseille-Nice, qui n’est pas avancé, puisse bénéficier de 40% de financement de l’Etat alors que les projets de Bordeaux-Toulouse ou de Montpellier-Béziers étaient eux bien plus avancés et pour lesquels nous attendions ce geste de l’État. C’est enfin annoncé, cela va permettre de réelles avancées dans les tous prochains mois sur ces projets.

Plus de 60 000 personnes prennent le train en Occitanie quotidiennement, et la région s’est fixé l’objectif de 100 000. Comment comptez-vous faire ?

J-L.G : Aujourd’hui près de 60% de la population vit à moins de 5 km d’une gare. Donc le passage au train de 100 000 voyageurs au quotidien est quelque chose de tout à fait atteignable. Globalement, si 1% de celles et ceux qui vivent à 5 km d’une gare font le choix de prendre le train, nous atteindrons les 100 000 voyageurs. C’est une feuille de route que nous nous sommes fixée et qui est tenable pour les prochaines années.

Retrouvez les débats citoyens de l’Occitanie en commun sur la page Facebook ou la chaîne Youtube.


Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par e-mail des nouvelles publications.