Fabien Roussel (PCF): « Je soutiens la liste d’union conduite par Carole Delga »

Crédit photo: Twitter Fabien Roussel

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, était en visite dans le Languedoc cette semaine, au contact des salariés, mais aussi pour faire le point sur les élections à venir et répondre aux questions de la presse locale.

« Une visite comme j’en fais depuis deux ans, avec un tour de France des salariés du privé et du public » lance-t-il d’emblée. A Béziers puis à Montpellier, il a rencontré des cheminots et des sages-femmes qui réclament une juste rémunération. Un temps était prévu également avec le maire Montpelliérain Michaël Delafosse. « Son élection a été une belle victoire pour la gauche unie et rassemblée et ils mettent en œuvre les mesures de leur programme et ça avance ». Il a terminé sa tournée à Nîmes pour « saluer nos camarades du Gard ».

Cela a été aussi l’occasion de soutenir les candidats communistes aux élections départementales et régionales. « Ils portent des propositions importantes dans la période actuelle. Ça va être une élection importante pour tous les Français. Les Régions et les Départements interviennent dans beaucoup de choses de la vie quotidienne, de la naissance à la fin de vie. Je soutiens donc cette liste d’union qui sera conduite par Carole Delga. Les communistes ont fait le choix du rassemblement pour empêcher la droite et l’extrême droite de l’emporter ».

Le député du Nord livre son analyse sur le rassemblement de la gauche. « Nous autres communistes, avec nos élus locaux, avons une spécificité dans notre combat, notre manière d’être auprès du monde du travail et de mener des politiques sociales. Cette spécificité, nous la mettons au service du rassemblement et on veut que nos idées soient prises en compte. On a construit nos listes et binômes ainsi ».

L’occasion également de s’expliquer sur sa candidature à la présidentielle. « On va tous se battre dans les prochains mois jusqu’en 2022 pour bousculer le scénario que tout le monde croit écrit d’avance avec Macron/Le Pen au second tour. On n’en veut pas, on veut faire reculer les idées d’extrême droite et défendre l’industrie et nos services publics ». Voilà ce qui est au cœur du combat pour Fabien Roussel. « Je suis prêt à le mener dans ce moment important pour notre pays où la crise va faire encore beaucoup de dégâts ».

Pour le secrétaire national, cette candidature n’en est pas pour autant une rupture avec les autres forces de gauche. « Cela ne marque aucune distance avec qui que ce soit. Cette candidature n’est pas faite pour soustraire des voix à gauche, mais pour aller en conquérir », explique-t-il. Effectivement force est de constater aujourd’hui que chaque force de gauche qui présentait un candidat en 2017 est plus faible depuis. « C’est qu’il y a un problème et que le PCF y soit ou pas, la gauche est faible. C’est une question à laquelle on veut se confronter. Si nous sommes 3 ou 4 candidats à ces élections, ce serait moins que lors des autres élections depuis 1974. À part en 2002 et en 2017 où, les deux fois, cela intervenait après des gouvernements de gauche. Cela veut bien dire que l’on doit s’engager autrement et donc créer de nouveaux schémas pour convaincre ceux qui veulent que ça change, mais qui n’y croient plus ».


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