Occitanie en commun. Les communistes présentent leurs candidats et avancent leurs propositions

A un mois du premier tour des élections régionales, le Parti communiste a présenté ses candidats qui feront campagne aux côtés de Carole Delga. Une campagne qui peine à mobiliser les foules, un point de préoccupation pour le PCF qui s’inquiète d’une «participation très faible faisant le jeu de l’extrême droite ou des partis de droite. On espère donc une forte mobilisation des formations politiques de gauche, de toutes les gauches, pour inciter la population à voter les 20 et 27 juin», a expliqué Pierre Lacaze, chef de file des communistes pour ces élections régionales et porte-parole de la liste L’Occitanie en Commun. Ils ont détaillé également les propositions des communistes.

« On veut mettre en place des États généraux pour l’emploi, une conférence régionale quadripartite, qui permette de faire le suivi sur les aides publiques versées aux entreprises », a lancé d’emblée Pierre Lacaze, à l’occasion d’une conférence de presse de présentation des candidats du PCF. « Par la mise en place de contrats de progrès majorant les taux des aides pour les entreprises qui s’engagent sur plusieurs années », les communistes veulent impulser de nouvelles politiques de formation, de valorisations salariales dans les entreprises, mais aussi de « concertation sociale et de respect des normes environnementales ».

Alors que le programme de la candidate Carole Delga n’est pas encore dévoilé, les communistes se veulent force de proposition. Avec par exemple, « des aides sous forme de bonification des taux bancaires pour les TPE/PME afin de faciliter leur accès au crédit et inciter le secteur bancaire à investir dans l’économie réelle », a détaillé Pierre Lacaze. Ils souhaitent également favoriser la reprise d’entreprises par les salariés en soutenant la création de coopératives. « C’est pour cela que nous proposons aussi la création d’une véritable banque publique d’investissements », a insisté le candidat toulousain.

Présent à ses côtés, le vice-président sortant en charge des transports a rappelé quelques-unes des priorités pour l’avenir. « L’État doit s’engager à hauteur de 900 M€ pour le financement des infrastructures ferroviaires », a insisté Jean-Luc Gibelin. Un financement de L’État nécessaire, « en complément du nouveau Plan Rail régional, et pour un développement industriel local qui permette de répondre aux besoins ». De manière générale au sujet des LGV, des lignes nationales et les lignes de desserte fine du territoire, « un réseau complet et modernisé est nécessaire pour répondre aux besoins mis en évidence par la crise sanitaire ». Les communistes souhaitent également le prolongement de la convention TER jusqu’en 2030 avec l’ambition de poursuivre le développement de l’offre actuelle et d’atteindre les 100 000 voyageurs par jours.

Actuellement en charge des questions de santé, Marie Piqué, vice-présidente sortante a détaillé la proposition de créer une structure régionale de formation, de recrutement et de coordination de la médecine de ville salariée. « Il s’agit de réguler l’offre de soin dans les territoires, d’organiser une véritable filière de recrutement en lien avec les centres de formation et de développer des terrains de stage dans les territoires », a listé l’élue lotoise. « Nous voulons permettre également de développer l’implication des organisations professionnelles dans la mise en œuvre et la gestion de ces politiques régionales » a-t-elle détaillé, précisant qu’il s’agit aussi d’organiser la complémentarité avec le service public hospitalier.

Découvrez les communistes engagés de l’Occitanie en commun:


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